J’entends souvent cette phrase.
Alors c’est vrai qu’on peut dégager une tendance à l’échelle d’une ville. Par exemple, les sols genevois ont tendance à être argileux, voire très argileux.
Mais attention. Quiconque a déjà observé une carte pédologique, a remarqué que les sols urbains étaient symbolisés par une grosse tâche grise. #NODATA
Autrement dit, les sols urbains sont créés volontairement ou involontairement par l’Homme au gré de l’évolution de nos villes. Donc contrairement à ce qu’on pourrait croire, les sols urbains sont très variés car ils ont subi de nombreux remaniements (excavations, apport de matériaux exogènes, mélanges, tassements, etc.).
Je vous ai mis en image un exemple assez parlant.
Sur la gauche, on retrouve un sol sableux puis graveleux à partir de 25cm de profondeur. Il s’agit d’un sol très drainant qui présente une faible réserve en eau.
A droite, on observe un sol qui présente une texture fine à dominante argileuse. Des traces d’hydromorphie sont visibles à partir de -45cm de profondeur (tâches d’oxydation/defferification), ce qui indique un engorgement en eau une partie de l’année.
Ces deux sol présentent des régimes hydriques bien différents et pourtant ils ne sont qu’à 20 mètres l’un de l’autre …
En ville, tant qu’on ne creuse pas, on ne sait pas ce qu’il y a sous nos pieds. Et c’est quand même plus pratique pour planter le bon arbre au bon endroit !









