Il y a des signes qui ne trompent pas. Quand je vois que la majorité des vers de terre sont déjà en diapause depuis plus d’un mois c’est que quelque chose cloche …
Pour info, les vers de terre (anéciques) entre systématiquement en diapause pendant l’été. Pas au printemps.
Alors à part que ça nous plombe le moral qu’est-ce qu’on peut en tirer comme conclusion ?
Il faut d’urgence que les États respectent les accords de Paris.
Oui c’est une évidence. Mais concrètement, que pouvons-nous faire à notre échelle pour réduire le stress hydrique subi par les arbres et les cultures ?
On peut arroser davantage mais là on sent bien que ce n’est pas une solution durable.
Donc si on ne peut agir sur l’apport d’eau (à moins d’invoquer la pluie), notre seul levier d’action serait plutôt d’améliorer la capacité du sol à retenir l’eau.
Et le champion toute catégorie pour retenir l’eau c’est l’HUMUS. 1g d’humus retient près de 12g d’eau, pas mal non ?
Petit rappel, l’humus correspond à la matière organique stabilisée, aussi appelé complexe argilo-humique. Les chaines carbonées issues de la biomasse végétale se fixent aux argiles (et limons fins) grâce à des ponts (calcium, magnésium).
J’invite donc les agriculteurs, paysagistes, gestionnaires des espaces verts et tous les particuliers à mettre en place des pratiques qui visent à augmenter la teneur en humus de leurs sols. L’apport de matières organiques d’origine végétale (compost, BRF, engrais verts, paille, etc.) représente le moyen le plus sûr pour y arriver.
Mais attention, toutes les matières organiques ne se valent pas pour fabriquer de l’humus. Par exemple, 80% du compost se transforme en humus alors que pour la paille on descend à 15%.
Je vous invite donc à partager vos questions / remarques / précisions en commentaire sur Linkedin!









