L’Anthropocène est alors considérée comme une nouvelle ère géologique.
Doit-on en être fier ?
Je ne pense pas.
Car modifier notre environnement ne veut pas dire créer des conditions meilleures pour les autres êtres vivants.
Concernant le sol, l’impact de nos activités s’exprime à des échelles bien plus larges que n’importe quel autre organisme vivant. Plus précisément, nous modifions profondément les facteurs de formation des sols (climat, relief, roche mère, organismes vivants) à l’exception du temps, ça on ne sait pas encore faire.
Aujourd’hui le sol est considéré comme une ressource rare sur notre planète car le rythme de consommation anthropique est nettement plus élevé que son rythme de production.
Pour rappel, les sols considérés comme “jeunes” (fluviosols) prennent 1000 ans pour se former.
Mais les choses changent.
L’émergence d’une “ingénierie pédologique” nous invite à considérer l’Homme comme le 6ème facteur de formation des sols.
Je rêve d’une carte où les “transformations anthropiques” seraient synonymes de régénération des sols.
Et je sais que je ne suis pas le seul 😉








