Notre vie était rythmée par 2 saisons : la saison sèche (de novembre à mai) et la saison des pluies (de juin à octobre).
Pour moi, il était tout à fait normal que la saison des pluies soit synonyme d’inondations. Quand on voit l’intensité d’une pluie tropicale, on se dit que c’est logique que les réseaux arrivent vite à saturation.
Aujourd’hui, j’ai un tout autre regard.
Concrètement, les premiers épisodes d’inondation dans la banlieue dakaroise remontent à 1989, soit 1 an après ma naissance. Depuis, cette date, ce phénomène s’est amplifié d’année en année.
Mais paradoxalement, on observe un déclin des précipitations depuis les années 1960. En gros il pleut de moins en moins mais les inondations sont de plus en plus fortes.
Alors, quelle différence majeure entre 1960 et aujourd’hui ?
Pour le savoir, allez sur Google Maps et comptez le nombre d’espaces verts.
Le calcul est vite fait, il y en a très peu voire aucun dans certaines zones.
La résilience d’un territoire face aux inondations repose sur la présence de zones tampons, c’est-à-dire des zones où les sols infiltrent rapidement les eaux en profondeur.
L’urbanisation galopante et non maitrisée de ces 30 dernières années a considérablement réduit cette résilience.
Il est grand temps de dissocier “Urbanisation” et “Imperméabilisation” des sols. Un territoire urbanisé doit inclure des sols fonctionnels, l’un n’empêche pas l’autre.









